International Un nombre croissant de Grecs ne peuvent honorer leurs obligations fiscales.

Les grands écrans sont flambant neufs, mais des tonnes de dossiers en carton fatigué sont empilés juste derrière les bureaux, à même le sol. Des cris tiennent lieu de bruits de fond. Seule la grande plante verte égaye la salle des impôts sur le revenu du centre de Galatsi, dans la banlieue d’Athènes. Restrictions budgétaires obligent, ces services qui, jusque-là, étaient situés dans un immeuble tout neuf, près d’une grande avenue de la capitale, se retrouvent parqués dans un bâtiment vieillot d’une petite rue perdue.

Seul point commun entre les deux adresses : les bureaux des services comptables au rez-de-chaussée. Comme quoi, finalement, rien ne change. Car ces comptables, qui sont un service privé, règlent, moyennant finances, les dysfonctionnements de l’administration grecque.