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"Les Marocains ne s’en rendent pas compte, mais pour les djihadistes, nous sommes une des principales cibles à abattre."

Dans le bâtiment du BCIJ (le Bureau central d’investigation judiciaire), ces paroles résonnent particulièrement : sur les hauteurs de Rabat, balayées par les vents de l’Atlantique, le lieu est extrêmement sécurisé.

"Le Maroc compte de nombreux ennemis", confirme Abdelhak Khiame, le grand patron du BCIJ. "Il y a les cellules terroristes en Syrie, en Libye, au Mali, les dangers venant de l’Algérie. Sans compter que tout autour de nous, depuis la chute de Kadhafi, circulent d’importants arsenaux d’armes qui peuvent nourrir les cellules djihadistes qui naissent dans nos quartiers défavorisés. Ce contexte, très dangereux, nous oblige à être dans l’anticipation."

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