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La Russie étudie la possibilité de "frappes ciblées" sur le territoire ukrainien après la chute d'un obus dans une ville russe frontalière qui a fait un mort, a indiqué lundi le journal russe Kommersant, citant une source proche du Kremlin.

"Notre patience a des limites", a rapporté cette source au quotidien, ajoutant qu'"il ne s'agissait pas d'une quelconque action à grande échelle, mais exclusivement de frappes ciblées et ponctuelles sur des positions d'où sont effectués les tirs sur le territoire russe".

Selon la source, citée par Kommersant, Moscou "sait exactement d'où les tirs sont effectués".

Un obus tiré depuis le territoire ukrainien a touché une ville frontalière russe dimanche, faisant un mort et deux blessés. Moscou a immédiatement mis en garde Kiev sur de possibles "conséquences irréversibles", évoquant un "acte d'agression supplémentaire" de l'Ukraine.

Kiev a de son côté démenti être à l'origine de l'incident, accusant les insurgés prorusses de déclencher des tirs "de provocation, y compris contre le territoire russe, pour en accuser les militaires ukrainiens".

L'idée d'une "réponse" de la Russie aux tirs venant du territoire ukrainien avait déjà été évoquée dimanche par le vice-président de la chambre haute du Parlement russe Evgueni Bouchmine.

"Il faut utiliser des armes de précision (...) pour détruire ceux qui ont lancé cet obus", a-t-il lancé.