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Dans un village où je me suis rendu récemment, un habitant m’a demandé un soutien de la région pour construire un centre culturel. Un autre l’a interpellé : ‘Ne lui demande pas de construire quoi que ce soit, demande-lui d’abord de détruire le système !’ " Le sourire aux lèvres, Mikheil Saakachvili affiche une confiance à toute épreuve. Chacune de ses journées en tant que gouverneur d’Odessa le conforte dans les choix radicaux qu’il impose à sa ville d’adoption.

"Mon programme est simple , poursuit-il. Eradiquer la corruption. Eliminer la criminalité. Créer de nouvelles possibilités." Autant dire que l’ancien président de Géorgie trépigne d’impatience sur son fauteuil. Au rythme d’un emploi du temps effréné et imprévisible, il n’a pas une minute à perdre pour "rompre le cercle vicieux du désespoir".

Opération "mains propres"

Quelques semaines après sa nomination surprise, fin mai, par le président Petro Porochenko, "Micha" est incontournable. "Odessa me rappelle la Géorgie des années 1990 : pleine de corruption, de criminels, avec une administration pléthorique et des routes horribles. Comme un air de déjà-vu." Première mission pour lui et son équipe de fidèles réformateurs : nettoyer la police, le bureau du procureur, les douanes, ou encore l’administration régionale.

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