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Ce jeudi, les agriculteurs d'Ile-de-France manifestaient pour faire entendre leur colère contre le gouvernement. Ils ont bloqué les grands axes routiers à Paris.

Mais un drame s'est produit lorsqu'un pompier a percuté un barrage filtrant. Arrivé à vive allure, le véhicule n'a pu éviter la collision avec un poids lourd et est parti en tonneaux. Il s'agit d'un "pompier qui se rendait à son travail".

Les agriculteurs ont tout de suite déploré l'accident et ont levé le barrage, selon des informations du Figaro. En début d'après-midi, tous les barrages étaient levés, suivant un appel du gouvernement et des organisateurs.


Le gouvernement exige la levée des tous les barrages

Le gouvernement français, suite au drame survenu à un barrage filtrant, a exigé "la levée immédiate" des barrages autour de Paris. Un second accident a également eu lieu entre un tracteur et un car de CRS. Il a fait six blessés légers, ont indiqué les services de M. Cuvillier à l'AFP.


Le Foll "appelle tout le monde à la responsabilité"

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll "appelle tout le monde à la responsabilité" jeudi après l'accident mortel survenu en marge des manifestations d'agriculteurs autour de Paris.

"Je ne pensais pas que c'était la meilleure solution que de bloquer les abords de Paris, je constate qu'il y a eu des incidents indirectement liés et j'appelle maintenant tout le monde à la responsabilité" a déclaré le ministre à l'AFP.

"On a toujours été ouvert au dialogue" a insisté M. Le Foll en annonçant la "mise en place d'un groupe de travail à haut niveau sur la double performance économique et environnementale" avec les représentants des céréaliers qui demandent sa démission.

En revanche "pas question", a-t-il insisté, de revenir sur les dispositions de la nouvelle Politique agricole commune (PAC), qui opère un rééquilibrage des aides en faveur de l'élevage, au détriment des grandes cultures.

"J'ai fait ce choix d'un rééquilibrage des aides vers l'élevage, il n'est pas question de revenir dessus, c'est très clair" a-t-il dit.

M. Le Foll a par ailleurs rappelé l'ouverture "dès lundi" de discussions sur l'écotaxe, entre lui-même et le ministre des Transports d'une part, Coop de France (3.000 entreprises coopératives) et la FNSEA, principal syndicat agricole d'autre part. Et que le Premier ministre recevra "mardi" le président de la FNSEA Xavier Beulin dans le cadre du dialogue avec les partenaires sociaux pour une remise à plat de la fiscalité.


Les enjeux de la manif? Montrer leur ras-le-bol

Deux organisations, la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles d'Ile-de-France (FDSEA) et la section régionale des Jeunes agriculteurs (JA) avaient appelé leurs adhérents à organiser un "blocus de Paris".

"On appelle plutôt à du (barrage) filtrant, l'idée c'est de pas être totalement impopulaires", avait nuancé mercredi le président de la FDSEA, Damien Greffin.

A l'aube, des dizaines de tracteurs ont convergé vers des points visant à bloquer les accès notamment sud et ouest à la capitale française. Dans plusieurs endroits, les gyrophares orange des tracteurs font face aux girophares bleus des forces de police.

Les agriculteurs dénoncent une "surfiscalité" et un excès de réglementations. Les céréaliers critiquent aussi une réaffectation d'une aide européenne dont ils bénéficiaient à l'égard des éleveurs touchés de plein fouet par la crise économique.