International Nicolas Sarkozy a été reçu à l'Elysée le vendredi 7 décembre à la demande d'Emmanuel Macron.


Voilà un déjeuner qui fait grand bruit. A la veille de la quatrième mobilisation des "gilets jaunes" en France, Emmanuel Macron a choisi d'inviter Nicolas Sarkozy à l'Elysée pour un repas que le président n'a, bien entendu, pas inscrit dans son agenda officiel. C'est le quotidien français Valeurs actuelles qui a révélé la rencontre entre les deux hommes que des informateurs du Figaro et du Monde ont confirmée. 

Si le président a consulté de nombreuses personnes avant son allocution de ce lundi visant à sortir la France de la crise, le choix de rencontrer l'ancien chef d'Etat a déjà fait couler beaucoup d'encre. En effet, beaucoup ont vu dans les mesures énoncées par Emmanuel Macron au cours de sa prise de parole de ce lundi la patte de l'ancien président. Un proche de Macron a même été jusqu'à dire que l'ex-président était le " corédacteur" du discours de l'actuel chef de l'Etat, ce qu'a vivement démenti l'entourage de Nicolas Sarkozy qui insiste sur le souhait de ce dernier de rester " en retrait de la vie politique". 

Une mesure phare de Sarkozy récupérée par Macron

Quoi qu'il fut dit d'un côté comme de l'autre, le discours de l'actuel chef d'Etat parle de lui-même. L'une des mesures phares annoncées par Emmanuel Macron ce lundi vient tout droit de la campagne présidentielle menée par Nicolas Sarkozy en 2007 et adoptée par ce dernier quand il était au pouvoir: l'exonération des heures supplémentaires d'impôt et de cotisations sociales. 

La mesure abrogée par François Hollande a donc été remise sur le tapis par l'actuel président, revenant lui-même sur ses propos tenus au cours de sa campagne. Une remise en question que beaucoup associent à l'entretien qu'auraient eu les deux hommes le vendredi 7 décembre. 

"Un respect mutuel" qui ne plait pas à tout le monde

L'Elysée a tenu à souligner le "respect mutuel" qui existe entre Macron et Sarkozy, jugeant "normal" pour l'actuel président de consulter l'un de ses prédécesseurs en ces temps compliqués. 

Mais cet avis est loin d'être entièrement partagé au sein de la majorité où certains s'inquiètent de voir le président affaibli s'orienter vers des anciennes recettes de la droite.