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Vladimir Poutine vient de présenter à la Douma, qui pourrait se prononcer ce mercredi, un projet de loi suspendant jusqu’à nouvel ordre l’accord, signé en 2000 entre lui-même et Bill Clinton, sur le recyclage des quantités excédentaires de plutonium. Cette initiative s’explique, selon le président russe, "par l’émergence d’une menace sur la stabilité stratégique en raison des actions inamicales des Etats-Unis à l’égard de la Russie".

Pour éviter le triste sort fait à cet accord de non-prolifération nucléaire, Washington est appelé à faire une série de concessions qui ont tout de fourches caudines. Tout d’abord, Vladimir Poutine réclame des Etats-Unis qu’ils ramènent leurs forces dans les Etats baltes, en Roumanie et en Bulgarie au niveau de l’année 2011. Ensuite, il exige l’abolition de la loi Magnitski (qui prévoit des sanctions financières et des interdictions de visa contre les fonctionnaires russes suspectés d’être impliqués dans le décès de l’avocat), ainsi que de celle sur le soutien à la liberté de l’Ukraine adoptée en 2014.