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Philippe Couillard est le Premier ministre québécois depuis avril 2014. Alors que le Québec faisait partie des chauds partisans du Ceta, Philippe Couillard a fait le déplacement à Bruxelles à l’occasion de la signature de l’accord par l’Union européenne et le Canada. Entretien.


Pensez-vous que les clarifications négociées par la Wallonie rendent le Ceta meilleur pour le Québec et le Canada ?

Par rapport aux accords commerciaux précédents, le Ceta était déjà un accord très avancé. Ceci dit, le document de clarification le rend encore meilleur. Je suis reconnaissant vis-à-vis de la Wallonie d’avoir amélioré les choses.

Quelles clarifications vous satisfont le plus ?

Les inquiétudes sur les tribunaux d’arbitrage sont partagées des deux côtés de l’Atlantique. Il est donc positif d’avoir réussi à clarifier cette question sans modifier le texte du Ceta. Comme cette partie n’entrera pas en vigueur avant la ratification du Ceta par les parlements nationaux et régionaux, cela nous donne du temps pour traiter correctement la question des tribunaux d’arbitrage.

Y a-t-il d’autres avancées ?

Il n’y a pas de grands changements sur le fond, mais il est encore plus clair que les Etats garderont la possibilité de réglementer dans des domaines comme l’environnement, la santé, le droit des travailleurs. Le Ceta est un traité moderne qui doit servir de référence. Si l’Europe devait négocier un accord avec les USA, il est clair qu’il sera impossible d’accepter quoi que ce soit en deçà.

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