International

Des chefs d'État africains ont commencé dimanche à féliciter le nouveau président de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, malgré l'appel dans la semaine d'une partie de l'Union africaine (UA) à la "suspension" de sa proclamation en raison de "doutes sérieux" sur son élection. "Au nom de la Communauté de Développement de l'Afrique australe (SADC), et en mon nom propre en tant que président, nous félicitons le président élu de la RDC Félix Tshisekedi, après les élections du 30 décembre et l'arrêt de la Cour constitutionnelle du 19 janvier", écrit dans un communiqué le président de la Namibie, Hage G. Geingob.

Le président namibien avait signé jeudi avec d'autres chefs d'État de l'UA un appel à la "suspension" de la proclamation des résultats électoraux en RDC, en raison de "doutes sérieux" pesant sur leur validité, et en faveur l'envoi d'une délégation à Kinshasa.

"La SADC réitère la nécessité de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC", ajoute le président namibien dans son communiqué publié sur le site de la SADC.

"La SADC demande à toutes les parties prenantes de soutenir le président élu et son gouvernement dans le maintien de l'unité, de la paix et de la stabilité", ajoute son président en exercice.

"La SADC attend avec impatience un transfert pacifique du pouvoir au président élu", dit-il.

Les chefs d'État du Burundi et de Tanzanie ont également félicité le nouveau président congolais.

"Par un processus électoral entièrement organisé sans influence extérieure et la sagesse du président (sortant Joseph) Kabila, la #RDC vient de défendre sa dignité et sa souveraineté. Le #Burundi félicite le président élu, SE Félix A. Tshisekedi", a écrit le président burundais Pierre Nkurunziza sur Twitter.

"A la suite du jugement de la Cour constitutionnelle, je félicite son excellence Félix Tshisekedi pour son élection comme président de la RDC", a également twitté le président tanzanien John Magufuli.

Le candidat malheureux de l'opposition Martin Fayulu a demandé à la communauté internationale de ne pas reconnaître M. Tshisekdi, se proclamant "seul président légitime".