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Dans une interview accordée aux agences de presse AP et Reuters, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, n'exclut pas une nouvelle candidature à la tête de l'Etat. "Eh bien, je ne vais rien exclure dans la vie", a-t-il déclaré. "Tant que vous êtes en vie et que vous avez des idées aussi fortes que la vôtre, une vision, vous ne devriez rien exclure".

Des propos qui inquiètent l'opposition congolaise qui craint que Kabila ne règne dans l'ombre si son dauphin, l'ancien ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, l'emporte le 23 décembre. Kabila a écarté ces craintes, il a affirmé que la Constitution interdisait un tel arrangement. Mais ce discours qui se veut rassurant se heurte à sa position d'autorité morale du Front commun du Congo, plateforme politique née pour soutenir la candidature de son dauphin.

Kabila a encore déclaré qu'il espérait pouvoir continuer à s'attaquer aux vastes défis de cette nation riche en minerais mais compliquée. Il a affirmé avoir fait ce qu'il pouvait pour le bénéfice du Congo depuis son entrée en fonction en 2001 après l'assassinat de son père, Laurent Désiré Kabila.

Après le passage éventuel de son dauphin, Kabila pourrait briguer un nouveau mandat, la Constitution congolaise n'interdisant que trois mandats consécutifs.