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L'avion syrien intercepté mercredi soir par la Turquie transportait du matériel de communication militaire, a annoncé jeudi la télévision d'Etat turque TRT. Des responsables turcs devaient préciser ce que transportait l'Airbus A320 syrien en provenance de Moscou, contraint d'atterrir à Ankara.

Le ministre des Affaires étrangère Ahmet Davutoglu a affirmé que l'appareil contenait des "éléments (...) qui ne sont pas légitimes sur des vols civils". L'avion avait été intercepté par des F16 alors qu'il entrait dans l'espace aérien turc, et escorté jusqu'à l'aéroport d'Esenboga.

Les 37 passagers et membres d'équipage de l'avion ont été autorisés à poursuivre leur voyage jusqu'à Damas après avoir été immobilisés plusieurs heures, mais sans leur cargaison.

L'ambassade de Russie à Ankara a protesté contre cet incident et exigé des explications à la Turquie. "Il n'y avait ni armes ni composants pour des armements à bord de l'appareil", a pour sa part déclaré la source anonyme russe. "S'il avait fallu livrer à la Syrie des équipements militaires ou des armes, cela aurait été fait en bonne et due forme, et non pas par une voie illégale, d'autant plus avec des civils à bord de l'appareil", a ajouté ce responsable.

Il a observé que Moscou, allié traditionnel de Damas, n'avait pas suspendu sa coopération militaire avec la Syrie.