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Le département (ministère) américain du Trésor a annoncé jeudi l'imposition de sanctions à l'encontre de trois responsables de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) qui avait organisé les élections contestées du 30 décembre en République démocratique du Congo (RDC), les accusant de "corruption". Ces sanctions "font suite à la corruption persistante de hauts responsables au sein de la Céni et de l'ancien gouvernement (de l'ex-président Joseph Kabila) pour faire obstacle et retarder les préparatifs d'élections crédibles et inclusives", a affirmé le sous-secrétaire au Trésor pour la lutte contre le terrorisme et le renseignement financier, Sigal Maldelker, dans un communiqué publié à Washington et reçu à Bruxelles.

Sont visés le président de la Céni, Corneille Nangaa Yubeluo, le vice-président, Norbert Basengezi Katintima, et le fils de ce dernier, Marcellin Basengezi Mukolo, qui fait office de conseiller de l'institution.

Les sanctions consistent en un gel de leurs avoirs et l'interdiction pour les entreprises et ressortissants américains de faire des affaires avec ces trois personnes.

A l'issue de la présidentielle, un scrutin à un tour, c'est l'opposant Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a été proclamé vainqueur avec 38% de voix devant un autre opposant, Martin Fayulu Madidi (34%) et Emmanuel Ramazani Shadary, candidat soutenu par le président sortant, Joseph Kabila, qui ne pouvait pas se représenter.

M. Fayulu revendique la victoire avec 60% des voix et dénonce un accord entre MM. Kabila et Tshisekedi, au détriment de la "vérité des urnes".