International Le gouvernement congolais a qualifié samedi d'"infraction à la loi" et d'"atteinte à la Constitution" l'autoproclamation vendredi d'Etienne Tshisekedi comme président de la République démocratique du Congo, après avoir rejeté les résultats officiels de la présidentielle.

"Nous devons dénoncer fermement l'autoproclamation (comme président élu) par M. Etienne Tshisekedi (...) Il s'agit d'un acte irresponsable qui viole les lois de la République", a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

C'est "une infraction à la loi, une atteinte à la Constitution" que "le procureur général de la République a autorité" de poursuivre en justice, a-t-il ajouté.

Le gouvernement "ne laissera plus rien faire dans le sens de la perturbation de la paix et l'ordre public (...) Le peuple congolais n'a pas besoin de casser, de piller, d'incendier de violer pour faire entendre sa voix", a déclaré le porte-parole gouvernemental.

"La protection des citoyens et des expatriés sur le sol congolais est un motif suffisant pour le gouvernement de restriction des libertés de quiconque oserait planifier ou soutenir la planification des actes qui portent atteinte à l'ordre public et à la sécurité", a-t-il prévenu.

La déclaration de M. Tshisekedi n'a eu "aucun impact notable sur la vie institutionnelle nationale qui a poursuivi son bonhomme de chemin", a affirmé le porte-parole, qui est également ministre de la Communication et des Médias.

M. Mende n'a fait état d'aucun mort lors des incidents à Kinshasa vendredi après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle donnant le sortant Joseph Kabila vainqueur avec 48,95% des voix devant M. Tshisekedi (32,33%).

Etienne Tshisekedi, qui a rejeté "en bloc" ces résultats, s'était aussitôt proclamé "président élu" de la RDC.