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C’est bien un gouvernement profondément remanié qui a été annoncé mercredi soir par Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée. Après les départs pour cause d’affaires de quatre ministres - le ministre de la cohésion des territoires, Richard Ferrand, la ministre des Armées Sylvie Goulard, le garde des Sceaux François Bayrou et la ministre aux Affaires européennes Marielle de Sarnez - ce sont onze nouveaux éléments qui sont venus renforcer l’exécutif gouvernemental.

Le défi était difficile pour le président de la République et son Premier ministre : il fallait à la fois respecter la parité, les grands équilibres politiques, tout en choisissant des personnalités à la fois compétentes et sans aucune tache sur leur CV.

Premier constat : l’exécutif a quelque peu renforcé son flanc gauche. Une nécessité, alors que, lors du second tour des législatives, le report des voix de gauche sur les candidats LREM s’était révélé médiocre.

Parmi les nouveaux ministres, plusieurs ont ainsi un historique au sein du Parti socialiste. C’est le cas notamment de la nouvelle ministre des Armées, Florence Parly, 54 ans, qui fut secrétaire d’Etat au Budget dans le gouvernement de Lionel Jospin entre 2000 et 2002. Elle avait quitté la vie politique en 2006, pour prendre des postes de direction chez Air France, puis à la SNCF.

C’est le cas également de Nicole Belloubet, qui devient ministre de la Justice à la place de François Bayrou. Cette juriste de formation de 62 ans, membre du Conseil constitutionnel depuis 2013, est aussi une ex-élue locale du PS.