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Le dernier cours du mercredi, c’est la "Chouette heure" au lycée Dachsbeck, au cœur de Bruxelles, à deux pas du Sablon et des Marolles. Objectif : permettre aux élèves de s’exprimer. Une initiative qui s’inscrit dans le projet pédagogique de cette école secondaire de la ville de Bruxelles qui scolarise une population de 700 élèves. "Aujourd’hui, les profs ont décidé d’aborder les attentats de Paris. On a préféré attendre une semaine, pour évoquer les choses avec le recul nécessaire", indique Pascal Debroux, proviseur du lycée. Faouzia Hariche, échevine de l’Instruction publique à Bruxelles, explique : "Il n’y a eu aucune consigne précise de notre part, sauf une : qu’on ne reste pas muet". Certaines écoles ont observé une minute de silence, d’autres ont proposé des "Je suis Charlie". Ici, c’est 50 minutes de réflexion.

Professeur de sciences sociales, Myriam Deguide attend que ses 24 élèves de 5e sciences humains/langues posent leur sac. Sur le bureau, une pile de photocopies de trois "Une" de "Charlie hebdo" (dont celle avec la caricature du prophète signée Luz et surmontée du titre "Charia Hebdo").


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