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Incroyable nouvelle ! Les Roumains méritent l’état de droit", s’était indigné lundi le vice-président de la Commission européenne. Jyrki Katainen n’a pu cacher sa stupéfaction en apprenant que le gouvernement roumain pourrait prendre, la semaine prochaine, une ordonnance d’urgence pour invalider des centaines de condamnations pour corruption. Malgré les nombreuses mises en garde qui ont suivi, le ministre de la Justice roumain, Tudorel Toader, n’a pas hésité mercredi à défendre férocement son décret, devant la commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures du Parlement européen.

La discussion devait porter sur les priorités européennes de la Roumanie, qui assume de janvier à juin 2019 la présidence du Conseil de l’UE. Mais comme toujours depuis que le pays connaît une dérive "illibérale" sous le gouvernement de gauche populiste, le débat s’est cristallisé autour des menaces qui planent sur l’indépendance de la justice.