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C’est un moment important pour la Roumanie. Nous avons bien travaillé et nous sommes prêts", déclarait Luminita Odobescu, le 18 décembre, à Bruxelles. La représentante permanente de la Roumanie auprès de l’Union européenne tentait ainsi d’apaiser les craintes quant à la capacité de Bucarest de prendre, pour la première fois, la présidence semestrielle du Conseil des ministres de l’UE, ce 1er janvier 2019. En vain. "La Roumanie est techniquement préparée […]. Je pense toutefois que le gouvernement de Bucarest n’a pas tout à fait compris ce qu’implique la présidence des États membres", a déclaré dimanche Jean-Claude Juncker, président de la Commission, dans un entretien à Die Welt. Et d’ajouter : "La situation interne est telle que le pays ne peut pas se présenter en tant qu’unité compacte en Europe." Il y a deux mois encore, la Finlande avait proposé de prendre la place d’une Roumanie politiquement instable, en proie à une dérive "illibérale". Si le rôle d’une présidence tournante est aujourd’hui limité, la Roumanie, dont le gouvernement multiplie les diatribes eurosceptiques et populistes, entame la sienne avec un déficit d’image important.