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L'administration Obama s'est défendue jeudi contre les accusations émanant d'élus du Congrès américain qui jugent Washington trop tendre avec le régime syrien de Bachar al-Assad et sa répression violente du mouvement de protestation.

Michael Posner, un haut responsable du département d'Etat, a ainsi rejeté l'idée d'un représentant de rappeler l'ambassadeur américain à Damas. Le diplomate, Robert Ford, premier ambassadeur américain en poste en Syrie depuis cinq ans, a été nommé dans l'espoir d'entamer une nouvelle relation avec Damas.

M. Ford, a estimé Michael Posner lors d'une audition à la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, "a autant accès aux plus hauts responsables du gouvernement syrien qu'à ceux qui sont la cible de la violence".

"Je pense qu'il est légitime que l'un de nos diplomates de haut rang" soit présent en Syrie, a-t-il ajouté. "Son rôle est d'être notre plus haut représentant à Damas et en Syrie et de se battre pour les droits de l'homme", a expliqué M. Posner.

Le représentant Steve Chabot qui souhaitait que M. Ford quitte Damas s'est fait l'écho des préoccupations des membres de la Commission qui voudrait une "approche bien plus musclée envers la Syrie". Il a notamment rappelé que, tant dans le cas égyptien que dans celui de la Libye, l'administration Obama a exhorté les dirigeants --respectivement Hosni Moubarak et le colonel Kadhafi-- à démissionner, mais qu'elle ne l'a pas fait dans le cas de Bachar al-Assad.

"L'administration (américaine) a-t-elle appelé à un changement de régime à Damas?", a demandé, lors de cette audition, le représentant Gerald Connolly à Tamara Cofman Wittes, chargée du Proche-Orient au département d'Etat. "Non, nous ne l'avons pas fait", a répondu Mme Wittes.

Selon des ONG, la répression de la contestation a fait quelque 600 morts à travers la Syrie, en majorité à Deraa, où est né le mouvement mi-mars.