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L'administration du président américain Donald Trump a promis mardi de parvenir au démantèlement du système d'assurance santé Obamacare, emblématique du mandat de son prédécesseur, y compris en demandant à un tribunal de le déclarer contraire à la Constitution. Kellyanne Conway, proche conseillère du président républicain, a estimé auprès de journalistes que ce système mêlant couvertures publique et privée était un échec: "Pour les Américains, cela n'a pas été un élixir magique", a-t-elle-dit.

Le ministère de la Justice a annoncé lundi soir qu'il soutenait la position d'un juge du Texas, Reed O'Connor, qui remet totalement en cause ce système imposé de haute lutte par l'ex-président démocrate Barack Obama.

Ce jugement faisant suite à une plainte de plusieurs Etats conservateurs est actuellement suspendu du fait d'un appel. Et l'affaire devrait selon toute vraisemblance être portée devant la Cour suprême.

L'administration Trump essaie ainsi d'obtenir par les tribunaux une abrogation d'Obamacare qu'il avait échoué à faire passer au Congrès. Le 28 juillet 2018, le défunt sénateur républicain John McCain avait apporté sa voix décisive au Sénat pour mettre en échec le plan du président américain, qui en avait conçu une amertume durable.

Obamacare, aussi connu sous le nom d'Affordable Care Act (ACA), est l'une des réformes les plus ambitieuses de l'histoire du système de santé américain. Il s'agissait d'obliger les Américains à souscrire une assurance sous peine de pénalités financières et, simultanément, de contraindre les compagnies à assurer tous les clients potentiels, quel que soit leur état de santé.

Des dizaines de millions d'Américains ont ainsi pu accéder à une assurance santé, dans un pays où le coût des prestations médicales est de plus extrêmement élevé.

Mais les républicains ont vu dès le début l'obligation d'assurance comme un abus de pouvoir du gouvernement. Et ils sont parvenus, au Congrès, à faire supprimer les pénalités financières découlant de l'absence d'assurance.