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Le président américain Donald Trump a signé lundi à la Maison Blanche, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le décret reconnaissant officiellement la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan.

En pleine campagne électorale dans son pays, M. Netanyahu a déclaré qu'Israël "ne renoncerait jamais" à la majeure partie du Golan syrien conquis par l'Etat hébreu lors de la guerre des Six Jours en 1967, avant de l'annexer en 1981. Une annexion qui n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.


Pour l'ONU, le statut du Golan reste "inchangé"

Le statut juridique du Golan reste inchangé a indiqué lundi le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric. "Pour le secrétaire général (Antonio Guterres), il est clair que le statut du Golan n'a pas changé. La politique de l'ONU à l'égard du Golan vient des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité et cette politique, à nouveau, n'a pas changé", a-t-il souligné lors de son point-presse quotidien.

Prévues de longue date, des consultations à huis clos du Conseil de sécurité sur la force de l'ONU (Fnuod) déployée sur le plateau du Golan doivent se tenir mercredi à New York.

Dès mardi, une réunion mensuelle publique du Conseil sur le Proche-Orient devrait aussi permettre aux membres de l'instance de l'ONU d'évoquer la décision américaine.

Lors des consultations mercredi, la position des Etats-Unis à l'égard de l'avenir de la Fnuod, dont le mandat arrive à échéance fin juin, sera "intéressante" à entendre, indique un diplomate pour qui un maintien de la force pourrait ne plus être compatible avec la nouvelle politique américaine attribuant ce territoire à Israël.

La Fnuod (Force des Nations unies pour l'observation du désengagement), dont le coût annuel est d'environ 60 millions de dollars, compte un millier de Casques bleus. Ils sont chargés depuis 1974 de contrôler une zone-tampon démilitarisée sur le plateau du Golan.

A l'ONU, la résolution renouvelant régulièrement le mandat de la Fnuod a la particularité (unique pour les opérations de paix) d'être co-rédigée chaque année par les Etats-Unis et la Russie.

© AFP
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