International

Tout Latino-Américain qu’il soit, le pape François manifeste depuis son arrivée à Rome un intérêt plus que certain pour le continent africain. Et ce n’est donc pas un hasard si sa première visite pastorale à l’étranger de 2017 l’amènera en Egypte.

Certes, comme on le lira par ailleurs, il y a aussi, sinon surtout, dans ce déplacement-ci, l’énorme enjeu du dialogue interreligieux avec le monde de l’islam, avec de préférence ses composantes les plus ouvertes - al-Azhar… - en ces temps de grande fracture potentielle entre ces deux importantes religions du Livre. Sans oublier l’importance du soutien œcuménique on ne peut plus indispensable aux "cousins" chrétiens coptes, qui viennent encore d’être durement frappés le jour de Pâques. Et puis, il y a la conviction que si l’Orient peut espérer rester encore chrétien, il le sera d’abord et avant tout en Egypte où les coptes représentent certes moins de 10 % de la population mais sont quand même six ou sept millions de fidèles…