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En 2018, il y a eu 10 jours d'ozone, soit des jours avec au moins un point de mesure en Belgique dépassant le seuil européen d'information pour l'ozone de 180 µg/m³. Il s'agit du nombre le plus élevé depuis 2010, selon le bilan provisoire de la qualité de l'air de la Cellule interrégionale de l'environnement (Celine) publié mercredi. 

"En dépit d'un été exceptionnellement chaud et anormalement ensoleillé, le nombre de jours d'ozone est réduit par rapport à ce qui pouvait être attendu vu les conditions météorologiques", souligne cependant la cellule. Et le seuil d'alerte n'a, lui, jamais été atteint en cette année qui se termine. En 2018, les jours d'ozone ont été observés aux mois de juillet et août. En juillet, il y a eu deux jours consécutifs les 3 et 4 juillet et quatre jours consécutifs du 24 au 27 juillet. Début août, il y a eu trois jours d'ozone du 2 au 4 août et une dernière journée le 7 août. En 2017, il n'y en avait eu que cinq, tandis que les étés très chauds de 2003 et 2006 avaient enregistré respectivement 16 et 22 jours de dépassement du seuil d'information.

Les autres principaux indicateurs de la qualité de l'air en Belgique montrent une évolution positive. La valeur limite de 40 µg/m³ de dioxyde d'azote (NO2) n'a été dépassée qu'en deux stations, contre cinq en 2017. En Flandre, la valeur limite a été dépassée près du ring d'Anvers (Borgerhout), tandis qu'à Bruxelles, elle l'a été (moyenne annuelle: 56 µg/m³) au carrefour Arts-Loi. Une diminution de dépassements qui peut s'expliquer, selon Celine, par "l'accélération de la transition du diesel vers l'essence et d'autres types de motorisation du parc automobile".

En ce qui concerne les particules fines (PM10), la valeur limite journalière européenne a été respectée partout en Belgique pour la cinquième année consécutive. "Malgré les conditions météorologiques souvent favorables à l'augmentation de la pollution aux particules fines en 2018 (longues périodes sèches avec faibles précipitations), le nombre de dépassements de la limite journalières en 2018 est resté comparable à celui des années précédentes. Les concentrations moyennes annuelles de PM2,5 et de PM10 sont également restées stables les quatre dernières années", précise la cellule.