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Le 6 mai, trois athlètes s'élanceront sur le circuit de F1 à Monza pour courir le marathon en moins de 2h. Nike a optimalisé tous les paramètres pour briser cette dernière barrière mythique de l'athlétisme.

Le premier essai pour courir le marathon (42,195 km) en moins de deux heures, projet de Nike avec le champion olympique kényan Eliud Kipchoge, se déroulera les 6 ou 7 mai sur l’autodrome de Monza (Italie), a annoncé cette semaine l’équipementier américain. Le jour et le créneau horaire seront précisés le 1er mai en fonction des prévisions météo (température et humidité de l’air, force du vent). Le record du monde actuel, établi en 2014 à Berlin par le Kényan Dennis Kimetto, est de 2 heures 2 minutes 57 secondes. Celui-ci a été réalisé en compétition, critère de base - parmi de nombreux autres - pour que cela soit considéré comme un record du monde. Ici, il s’agit d’une course spécialement dessinée pour ce record, hors compétition.


Désormais, le décor est fixé. Place à présent à l’incertitude du sport. Le 6 mai, à 6 heures du matin, trois athlètes s’élanceront en Italie avec l’ambition de briser la dernière grande barrière mythique de l’athlétisme et de repousser les limites humaines. Cela vient d’être annoncé : en mai, sur le célèbre circuit de F1 de Monza, le champion olympique kenyan Eliud Kipchoge, l’Ethiopien Lelisa Desisa et l’Erythréen Zersenay Tadese tenteront de passer sous la barre mythique des 2 heures au marathon. C’est l’équipementier Nike qui est à la manœuvre de ce projet baptisé "Breaking 2". "Beaucoup considèrent cet exploit comme impossible, convient Nike. Mais pour aller plus vite que jamais, chaque seconde est optimisée, tant au niveau de la course que de ses conditions ." Concrètement, les athlètes devront courir à du 21, 1 km/heure durant 1 heure 59 minutes et 59 secondes. "Arriver dans de telles performances, c’est hautement improbable, mais ce n’est pas impossible, juge le Pr Marc Francaux (UCL), spécialiste de la physiologie du sport et qui suit de nombreux athlètes de haut ni veau . C’est un peu comme le saut en longueur de Bob Beamon en 1968. Sans un concours de circonstances, il n’aurait pas pu battre le record. Ce que Nike essaye de faire, c’est de rassembler tous les éléments pour ce concours de circonstances, en optimisant tous les paramètres."