Planète Porte-parole francophone des Jeunes pour le climat, Adélaïde Charlier dénonce l’inaction des décideurs politiques.

Jeudi, 10 h 30. Aux quatre coins du pays, des milliers d’élèves entament leur troisième marche pour le climat, à l’initiative de Youth For Climate. Munis de calicots et de slogans bien sentis, ils entendaient une nouvelle fois faire passer leur message à destination des politiques : celui de l’urgence climatique. Alors qu’ils n’étaient que 3 000 lors de la première marche pour le climat, il y a trois semaines, ils étaient près de 31 000, hier, dans les rues de Bruxelles, Charleroi, Liège ou Anvers.

À leur tête, un petit brin de femme de tout juste 18 ans : Adélaïde Charlier, qui s’érige chaque jour un peu plus comme la porte-parole francophone des Jeunes pour le climat. "Certains parlent d’essoufflement à Bruxelles parce que seulement 12 500 élèves y ont manifesté ce jeudi alors qu’on était encore 30 000 la semaine passée", confie la Namuroise scolarisée au collège Notre-Dame d’Erpent. "Mais on était aussi 15 000 à Liège et il y a eu des rassemblements à Charleroi, à Anvers… Les jeunes ont compris qu’ils pouvaient aussi faire passer le message chez eux et qu’il ne fallait pas forcément aller à Bruxelles pour se faire entendre."

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