Planète Le projet "Life" crée des couloirs écologiques sous les lignes à haute tension en Belgique et en France. Vendredi à Nassogne, une aire de vision de la faune a été inaugurée pour célébrer le prix européen Natura 2000 décerné au projet. Dossier réalisé par Camille de Marcilly.


"La graine est semée, l’aventure ne va pas s’arrêter là"

En 6 ans, l’équipe du "Life" a prouvé que la vie pouvait renaître sous les lignes à haute tension en conciliant intérêts économiques et protection de la nature. Lancé fin 2011 et financé par l’Union européenne, la Région wallonne et les deux gestionnaires de réseau belge (Elia) et français (RTE), ce projet de restauration de la biodiversité a dépassé ses objectifs et remporté 3 prix. Pour Gérard Jadoul, le coordinateur général, créer des corridors écologiques sous les lignes à haute tension est tout bénéfice pour les acteurs locaux, les entreprises et la nature.

En général, comment sont gérés les kilomètres de lignes à haute tension ?

Il ne faut pas que des arbres touchent les câbles. En zone agricole, il n’y a pas de problème, ce sont les vaches ou les moissonneuses qui gèrent la végétation entre les pylônes mais quand les lignes traversent des forêts, les gestionnaires de réseau sont confrontés à une végétation dynamique et habituellement, leur réflexe c’est de détruire périodiquement. Ce gyrobroyage a évidemment un impact sur la biodiversité et sur les paysages. Il y a aussi un coût élevé que l’opérateur électrique répercute sur la facture du client.