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Paris fait marche arrière sur l’interdiction du feu de cheminée dit d’agrément et des poêles à bois peu performants, prise afin de lutter contre les émissions de particules fines. Alors nocive ou pas la flambée ? Il n’y pas de réponse univoque à cette question. Tout dépendra du choix de l’appareil et du combustible. A l’instar d’autres systèmes de chauffage, la combustion du bois est source de CO2 et de polluants : particules fines, CO, dioxine, etc. 

 Pour le CO2, on considère que le bilan est neutre étant donné que les arbres en captent pendant leur croissance. Les particules fines et les autres polluants peuvent être largement diminués en améliorant la qualité de la combustion. 

Comment faire ? D’abord, adaptez la puissance de l’appareil à vos besoins. Ceux-ci dépendront du niveau d’isolation de la maison, des espaces à chauffer, etc. Ensuite, le rendement de l’appareil doit être le plus élevé possible (supérieur à 80 %). C’est la part de chaleur produite qui sert effectivement à chauffer la maison. 

Abandonnez les feux ouverts, leur rendement est médiocre (à peine 15 %). Pensez aussi au type de poêle qui vous convient (chaleur rayonnante versus chaleur par convection), à sa position optimale et à une possible arrivée d’air extérieure. Enfin, n’oubliez pas le ramonage annuel dans un souci de sécurité. Pour une bonne combustion, il est aussi nécessaire d’utiliser du bois de qualité. L’idéal : des feuillus (chêne, hêtre, bouleau, frêne, charme…) issus de filières locales. Le bois doit être "sec". Le taux d’humidité des bûches sera idéalement inférieur à 20 %, ce qui correspond en général à trois ans de séchage de bûches fendues sous abri aéré. Dans ces conditions, le chauffage au bois peut être une solution efficace et respectueuse de l’environnement. 

 Plus d’info dans le dossier "Poêle à bois" d’écoconso.