Planète L'association des consommateurs "UFC-Que choisir" a publié une enquête dans laquelle elle épingle les mauvaises pratiques des grandes surfaces pour le poisson.

86 % des poissons présents dans les étals des grandes surfaces enquêtées sont pêchés selon des méthodes non durables ou dans des stocks surexploités, c'est ce que dénonce l'étude liée à la surpêche. L'association décide de publier cette enquête au moment où les ministres de la pêche sont réunis à Bruxelles pour négocier les quotas de 2019.

En se concentrant sur trois poissons de consommation courante menacés par la surpêche, à savoir, le cabillaud, la sole et le bar, l’UFC-Que Choisir a mené l’enquête auprès de 1134 poissonneries de grandes surfaces. Le résultat est sans appel : la grande distribution n’a aucune politique d’approvisionnement durable pour les trois espèces étudiées.

Seuls les poissons pêchés avec des méthodes respectueuses de la ressource et dans des zones où les stocks sont abondants peuvent être considérés comme durables. Le cabillaud est le poisson qui affiche le pire résultat (88 % de poissons non durables), suivi par la sole et le bar (respectivement 86 % et 80 % de poissons non durables). Cela a pu être établi en croisant les données sur les méthodes de pêche avec les zones de capture.

Les étiquetages posent également problème car très souvent ils sont très vagues ou tout simplement manquant pour deux tiers d'entre eux. Or, en l’absence de zone maritime précise, on ne peut pas identifier les poissons provenant de stocks surexploités. Quant à l’information sur les méthodes de pêches, elle est absente pour un poisson sur quatre.

Les consommateurs, même les plus vigilants, sont donc dans l'incapacité d'identifier la provenance des poissons qu'ils achètent et les dégâts occasionnés.