Planète

Greenpeace Belgique, par la voix de sa chargée de campagne énergie et climat, Juliette Boulet, a affirmé mardi que "pour éviter de ridiculiser la Belgique à l'échelle mondiale, les ministres belges feraient mieux de ne pas se rendre au sommet de Paris sur le climat".

Pour elle, les quatre ministres de l'Environnement régionaux et fédéral ont crié victoire trop tôt (ndlr: au regard des réticences exprimées par la N-VA), alors qu'après six ans de négociations, un accord sur la répartition des efforts climatiques belges semblait à portée de main le week-end dernier.

Pour Juliette Boulet, ancienne députée Ecolo, "à 33 jours du sommet climatique le plus important de tous les temps, la Belgique plonge dans l'épisode le plus honteux après six ans d'absence de politique. Nos quatre ministres de l'Environnement semblent vivre sur une autre planète et considérer la politique climatique comme un tableau Excel dont les chiffres peuvent être déplacés comme bon leur semble. Un tel amateurisme n'a pas sa place dans un sommet international sur le climat. Nous appelons donc les ministres à rester loin de Paris", a-t-elle ajouté.

Pour la chargée de campagne énergie et climat chez Greenpeace Belgique, "face au changement climatique, il est de plus en plus urgent de prendre des mesures décisives, mais cela ne semble pas les perturber. La lutte contre le plus grand défi auquel les populations et la planète sont confrontées ne peut être réduite à un simple jeu politique."

De son côté, le Bond Beter Leefmilieu (BBL), pendant flamand d'Inter-Environnement, a exigé un accord définitif entre entités belges d'ici la fin de la semaine, s'agissant de "la dernière occasion d'arriver à un accord" d'ici au sommet de Paris. L'association a invité l'ensemble des partis du gouvernement flamand, "en particulier la N-VA", à se montrer constructifs, d'autant que les objectifs partagés de réduction d'émissions et d'énergies renouvelables ne sont pas du tout ambitieux. "Il est incompréhensible que même ces faibles objectifs constitueraient un obstacle pour le gouvernement flamand", a-t-elle estimé.