Planète

Une augmentation globale de la température, mais aussi plus de risques d’épisodes de sécheresse et d’inondations… Comment la Belgique se prépare-t-elle à affronter les conséquences du changement climatique ? "La Libre" fait le tour des défis à relever d’ici 2050, en commençant par la gestion de l’eau. Reportage.


Avec de nombreuses zones d’habitation fort urbanisées ainsi que de grands territoires agricoles, le Brabant wallon et le Hainaut oriental sont particulièrement vulnérables lors des épisodes de pluies intenses. Cependant, les autorités ne restent pas les bras croisés. Depuis quelques années déjà, différentes mesures sont mises en place. D’ici 2050, cela suffira-t-il à remiser au rang de mauvais souvenirs les localités dévastées, les voitures emportées, les caves remplies d’eau et le mobilier souillé par les coulées de boues ? Tentative de réponse avec Jean-Marie Tricot, coordinateur du Contrat de rivière Dyle Gette.

Jeudi 27 juillet. Nous retrouvons ce géographe de formation à Jodoigne, et plus précisément en amont du zoning des Trois Fontaines, entre la rue de la Maladrerie et la chaussée de Charleroi. C’est ici que se situe la plus grande zone de rétention de Wallonie. "Comme ça, ça n’a l’air de rien, avec la Grande Gette qui s’écoule calmement dans son lit, et les moutons et les vaches qui paissent dans les prés, commente Jean-Marie Tricot. Mais, dès que le débit de la rivière, en temps normal d’un mètre cube par seconde, dépasse les dix mètres cubes par seconde, le clapet du barrage se relève. Alors, les treize hectares que vous voyez là, de la digue jusqu’aux champs de maïs, vont peu à peu être immergés; les animaux vont aller se mettre à l’abri. La zone peut contenir jusqu’à 200 000 mètres cubes d’eau."

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