Planète L’organisation non gouvernementale britannique Christian Aid a tenté de calculer le "coût d’un an de changement climatique", en recensant les dix événements les plus destructeurs de l’année 2018. L'étude, publiée ce jeudi et relayée par Le Monde, se base sur les données de réassureurs, de banques et de gouvernements.

En Belgique, 2018 est la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée (après 2014). Dans le monde, 2018 est synonyme d’événements climatiques extrêmes, ayant causé la mort et d'innombrables dégâts : incendies en Californie, séismes, typhons, inondations... La liste n'est pas exhaustive.

Selon l'ONG, les pertes économiques causées par les dix événements climatiques les plus extrêmes sont estimées à 80 milliards d'euros.

Les deux catastrophes climatiques les plus onéreuses se sont passées aux Etats-Unis et dans une partie des Caraïbes et de l’Amérique centrale. Il s'agit des ouragans Florence et Michael, qui ont coûté 7 milliards de dollars de dégâts économiques pour le premier et 15 milliards pour le deuxième.

Les incendies en Californie ont eux causé entre 7,5 et 10 milliards de dommages en novembre. Les sécheresses extrêmes sont également à l’origine d’importantes pertes – 7,5 milliards de dollars en Europe centrale et du Nord, 6 milliards en Argentine et entre 5,8 milliards et 9 milliards en Australie.

En seulement deux décennies, les pertes économiques liées aux catastrophes climatiques ont augmenté de 150%. Entre 1998 et 2017, elles ont représenté au total quelque 3.300 milliards de dollars, estime un rapport du Bureau des Nations unies, cité par Le Monde

Tout ne peut cependant pas être imputé au réchauffement climatique: "La majeure partie de cette hausse vient du fait que la population croît, devient plus riche et migre vers des zones à risque", explique encore Stéphane Hallegatte dans Le Monde. "Mais cela n'enlève rien au fait que les sociétés sont de plus en plus vulnérables aux événements climatiques."