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L’animal sauvage aperçu mi-octobre par des chasseurs dans la forêt de Nassogne (province de Luxembourg) est fort probablement un loup. Interrogé sur le sujet en commission parlementaire ce mardi, le ministre wallon de la Nature René Collin (CDH) a jugé l’information "crédible".

Sans analyse génétique de la bête, impossible d’affirmer avec certitude qu’il s’agit bien du célèbre prédateur et de déterminer d’où il vient, mais compte tenu de l’évolution récente de l’espèce en Europe occidentale, cette hypothèse va bien au-delà de la simple supposition. "Le loup va bel et bien revenir en Belgique", affirme sans la moindre hésitation Anthony Kohler, vice-président de l’association française de protection des grands prédateurs (Ferus) actuellement basé en Belgique. "L’espèce est en pleine phase de recolonisation de ses territoires, et les meutes les plus proches ont été localisées à moins de 250 kilomètres des frontières belges. Une distance tout à fait surmontable pour un loup, qui peut parcourir sans problème plus de 300 km."

Deux voies d’entrée vers la Wallonie

Avant d’être décimé par l’homme, le loup était présent dans la totalité de l’hémisphère nord. Lorsque sa chasse a officiellement été interdite dans les années 70, il en restait à peine quelques milliers dans les Alpes italiennes, l’ouest de l’Espagne et surtout l’Europe de l’Est. "Mais depuis qu’il est protégé, poursuit Anthony Kohler, il n’a cessé de se repeupler et d’élargir son territoire."

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