Planète

Depuis 2003, l’ASBL "Close the Gap" s’active afin de "réduire la fracture numérique" entre Nord et Sud. L’idée de départ est simple : les entreprises du Nord renouvellent leur matériel informatique en moyenne tous les trois ans, alors pourquoi ne pas valoriser ces ordinateurs encore fonctionnels dans des projets qui profiteront aux populations des pays en développement ? "Close the Gap" offre ainsi une solution fiable aux entreprises donatrices, en intégrant notamment la question délicate liée à la protection des données dans le reconditionnement du matériel informatique collecté. De leur côté, les pays bénéficiaires ont un accès à des outils informatiques en soutien à des projets éducatifs, médicaux et sociaux dans les écoles, les universités et les hôpitaux.

Près de dix ans plus tard, l’association belge, soutenue par Desmond Tutu (prix Nobel de la paix 1984), vient de célébrer la donation de son 250 000e ordinateur. Elle bénéficie également d’une reconnaissance internationale grâce à son statut d’organisation non gouvernementale (ONG) agréée auprès de l’Organisation des Nations unies (Onu).

Mais le temps passant, le renouvellement inévitable des équipements usagés dans les pays du Sud a fait émerger de nouveaux défis pour l’association, dont ceux liés à la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques (les e-déchets). En 2011, "Close the Gap" a ainsi inauguré à Nairobi (Kenya) le premier centre de traitement des déchets électroniques dangereux d’Afrique. Récemment, l’association a renouvelé "son intention de renforcer ses initiatives écologiques" . C’est dans cette optique qu’une nouvelle association, World Loop, a vu le jour "pour accompagner les pays en voie de développement vers la mise en place d’un système de gestion efficace des e-déchets".

Pour Olivier Vanden Eynde, fondateur et directeur de "Close the Gap", "les problèmes que peuvent poser ce type de déchets sont aussi des opportunités de développement et d’emploi". Il revendique le "rôle pionnier" de l’association dans ce domaine en Afrique et espère que ces initiatives seront à terme reprises par les autorités des pays du sud puis généralisées.

I. K. (st.)