Planète

D’un point de vue nutritionnel, une pomme des années 50 équivaudrait à cent pommes d’aujourd’hui pour la concentration en vitamine C, passée de 400 mg pour la variété transparente de Croncels à 4 mg pour une Golden standardisée aujourd’hui achetée au supermarché. Du moins s’il faut en croire des travaux d’universités canadiennes, américaines et britanniques publiés depuis 1997 à nos jours, et résumés dans l’étude "Still No Free Lunch" de Brian Halwell, chercheur au "Worldwatch Institute".

Et la vitamine A, pourtant si précieuse pour notre vue et notre immunité ? On n’en trouverait plus la trace dans nos pommes de terre et nos oignons, selon les auteurs. Pour ce qui est des oranges, il faudrait en consommer 21 pour atteindre les apports journaliers recommandés, qui étaient quasiment couverts avec un seul fruit il y a 50 ans. Deux fois moins de fer dans la viande, quatre fois moins de calcium dans le brocoli, dont on nous vante pourtant si souvent les mérites…, la liste est longue. Si, sur les 25 fruits et légumes analysés par les chercheurs, 17 d’entre eux accusaient une solide baisse en vitamine A, 80 % ont vu décliner leur teneur en fer et en calcium.

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