Planète

Luca et sa Vespa jaune sont désormais des célébrités dans les rues de Gênes.

L’an dernier ce jeune ingénieur, passionné de moteurs, a parcouru le tour du globe sur son deux roues, immatriculé en 1976. "Le moteur de la première Vespa n’a pas évolué pendant au moins un demi-siècle, et c’est vrai qu’il a une très mauvaise réputation du point de vue de la combustion. Le moteur à deux temps n’a pas de filtre car les normes de l’époque ne le prévoyaient pas; mais, d’un autre côté, la Vespa permet de parcourir entre trente et quarante kilomètres avec un seul litre d’essence, autre chose que la voiture… Alors s’attaquer à un symbole comme la Vespa, ici, à Gènes, c’est un peu simpliste" , tranche le jeune homme.

Dans le centre de Gênes, juste sous les fenêtres de la maison natale de Christophe Colomb, des centaines et des centaines de deux roues occupent le parking de la place Dante. En Italie, Gênes est connue pour être la capitale de la moto car les difficultés de mobilité dans la ville portuaire ont incité depuis longtemps la majorité des habitants à délaisser la voiture, plus de 400 000 deux roues circulent dans les rues. Vingt mille personnes possèdent encore un véhicule doté d’un ancien moteur à deux temps, principalement des modèles Vespa immatriculées avant 1990.

Ils sont désormais sur le pied de guerre, depuis que la commune a annoncé son intention de limiter fortement l’usage de ces engins.

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