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Trois ans et demi après la catastrophe de Fukushima, la reconstruction avance petit à petit dans la région de Tohoku. Les habitants d’un des villages temporaires de préfabriqués, le site de Yamagishi Danchi à Ofunato, ont organisé dimanche leur dernier événement officiel, un mochizuki, préparation traditionnelle de la pâte de riz.

Sur les quelque quatre-vingt familles qui y résidaient auparavant, il reste aujourd’hui un peu moins d’un tiers des effectifs. Nombreux sont ceux qui ont rejoint leurs nouvelles maisons construites dans des endroits plus élevés.

Installée dans la cour d’une école, cette petite communauté réunie par la catastrophe de Fukushima a eu la chance d’être guidée par Toshio Niimura. Ce sexagénaire débordant d’énergie, fervent pratiquant de la danse du tigre, une tradition de la préfecture d’Iwate, s’est naturellement imposé après la tragédie du 11 mars 2011. "Il fallait donner des directives précises pour que tout le monde ait quelque chose à faire : la cuisine, nettoyer les toilettes ou encore enlever les mauvaises herbes", se rappelle-t-il.

Il impose également à l’entreprise chargée de construire les logements préfabriqués la mise en place d’une grande salle communautaire, capable d’accueillir plus de quarante personnes, afin de favoriser les échanges entre des résidents souvent très âgés. Une initiative qui a eu un effet positif. Alors que dans certains regroupements de réfugiés cette partie est réduite à son strict minimum, celle de Yamagishi Danchi a permis d’entretenir des relations excellentes entre les habitants.

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