Planète Nous sommes en février 1971. Eudore Schmitz, agriculteur à Tintigny (province du Luxembourg), commence sa journée de travail : “Comme tous les matins, mon père se levait assez tôt, pour aller soigner son bétail. Il était en train de ramasser les ballots de foin pour les mettre à l’étage supérieur, au-dessus des animaux , raconte à présent son fils Jean-Paul, alors âgé de 11 ans. Il était dans son fenil, et a entendu un bruit assez sourd, et il a constaté que quelque chose était tombé dans son fenil. Il s’est demandé quoi, et il s’est dit : ‘ce n’est pas une pierre, ce ne sont pas des enfants qui jouent, car il est trop tôt’. Il a regardé et il a vu un caillou noir par terre. Il l’a ramassé puis l’a mis dans sa casquette, car c’était un peu chaud. Quand je suis allé leur faire un bisou le matin, comme c’était l’habitude, papa et maman m’ont expliqué cela. J’en ai alors parlé à l’école – j’étais en cinquième primaire –, et mon instituteur est venu le soir, pour regarder cela et en parler avec papa.