Planète

La mer est calme, il n’y a pas de vent ni de vague. Le fond de l’air est frais. Le temps dégagé permet aux passagers d’apercevoir le parc éolien à quelque trente-cinq kilomètres du port de Zeebruges. C’est à 8h45, que le RV Belgica a quitté le port de la défense belge. Ce navire de 10 m de haut et doté de trois ponts, et géré par l’armée, a pour mission de mener des recherches océanographiques pour l’Etat belge.

Les scientifiques testent la teinte de l’eau

Vers 10 heures, le bateau s’arrête dans un grand vacarme. C’est l’heure du premier test. Aujourd’hui, les scientifiques cherchent à valider des images satellitaires de la mer prises par l’Agence spatiale européenne (ESA). Vêtu d’un casque de chantier orange et d’un gilet de sauvetage, Kevin Ruddick, scientifique à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB), met à la mer une espèce de cage en métal contenant divers appareils de mesures optiques. Elle est surplombée d’une bombonne destinée à recueillir de l’eau. La cage métallique plonge dans l’eau, le câble est lié à un tableau de bord. Un militaire est aux commandes. "C’est le barreur qui fait tout le travail pour compenser les vents et les courants et rester exactement à la même place. C’est fondamental pour cette expérience en particulier", explique Camille Pisani, directrice générale de l’Institut des Sciences naturelles.

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