Planète

L'assemblée générale de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), agence de l'ONU basée à Montréal, a trouvé un accord pour contrôler la hausse des émissions de CO2 de l'industrie aérienne, a-t-on appris vendredi auprès des négociateurs. L'OACI a convenu de retenir avant l'automne 2016, date de sa prochaine assemblée générale, un système pour plafonner les émissions de gaz à effet de serre pour une entrée en vigueur en 2020. "La bonne nouvelle est d'avoir conclu un accord général qui embarque la Chine et l'Inde", selon un diplomate présent aux négociations.

L'Union européenne est apparue isolée et a dû se ranger au consensus général, a expliqué une source anonyme. L'UE voulait pousser ses partenaires à mettre en place, dans les trois ans, un système de taxe sur les émissions de CO2. Au printemps dernier, l'UE avait gelé sa taxe carbone pour les vols intercontinentaux en provenance ou à destination de ses 28 Etats membres.

La taxe européenne, censée être en vigueur depuis le 1er janvier 2012, avait suscité une levée de boucliers de nombreux pays membres de l'OACI.

Le texte de l'accord général -soumis vendredi au vote des 1.400 délégués de plus de 170 pays réunis en assemblée plénière à Montréal-indique clairement que "les Etats doivent s'entendre pour mettre en place" d'ici 2016 un système de plafonnement des émissions au niveau mondial et rejette de facto tout système régional, selon la même source.

L'Union européenne doit donc se mettre en ordre de marche pour adhérer au cadre général mondial.