Politique belge

Les partenaires de la coalition gouvernementale entendent faire passer au parlement les projets de loi qui faisaient l'objet d'un accord avant la défection de la N-VA et la démission du gouvernement, ont-ils laissé entendre avant la réunion de la conférence des présidents de la Chambre. 

Au cours de cette réunion, les différents groupes politiques qui composent l'assemblée vont tenter de s'accorder sur la façon de faire fonctionner le parlement fédéral maintenant que le gouvernement est en affaires courantes et ne peut plus lancer de nouvelles politiques.

Certains textes ont été déposés au parlement, voire examinés et même votés en commission avant la démission de l'équipe Michel. Il en est ainsi du "jobsdeal", l'un des projets de loi qui concrétise l'accord budgétaire de l'été et qui vise à répondre au problème des métiers en pénurie. Il a été introduit au parlement le 20 décembre, à la veille de l'acceptation par le Roi de la démission du gouvernement.

La question qui se pose est de savoir si la N-VA soutiendra ces textes et permettra qu'ils soient votés.

"On n'imagine pas qu'ils vont changer d'avis", a souligné le chef de groupe MR, David Clarinval, en évoquant notamment le jobsdeal. "Sur le plan socio-économique, la N-VA est plus proche du MR que le PS".

"Je m'en tiens aux accords politiques conclus. Il est important que ce qui a été décidé au gouvernement, par exemple le jobsdeal, puisse être voté au parlement", a expliqué pour sa part le chef de groupe Open Vld, Patrick Dewael.

La N-VA a, de son côté, déposé des propositions de loi qui, à ses yeux, traduisent l'accord conclu sur le jobsdeal. Elle part du principe que c'est le parlement qui a la main désormais.

"On a déposé des propositions et nous verrons comment les partenaires de l'ex-coalition suédoise pourront s'y retrouver", a commenté le chef de groupe Peter De Roover. "Le travail se déroulera ici, au parlement, entre les groupes politiques".

L'information a couru mardi midi selon laquelle le gouvernement demanderait l'urgence sur le projet de loi "jobsdeal" mais il s'agissait d'une erreur, a-t-on confirmé à plusieurs sources.