Politique belge

Alain Destexhe a longtemps vécu à la marge de sa formation politique, le MR. Il voulait la faire glisser vers la droite, en particulier sur le plan de l’immigration, créer en interne un courant libéral-conservateur. Quelques lignes ont bougé sous son influence, mais ce n’est pas assez. Alain Destexhe l’annonce officiellement : il quitte la maison libérale. Il lance une formation politique qui répond, provisoirement, à son nom : "Listes Destexhe".

Vous créez votre propre parti. Est-ce par déception de ne pas avoir été choisi comme tête de liste à Bruxelles pour les régionales ?

"Non, ce n’est pas comme cela que je vois les choses. Les citoyens wallons et bruxellois ne se reconnaissent plus dans l’offre politique actuelle sur l’immigration, la bonne gouvernance, le nucléaire, les dépenses publiques… J’estime que les prises de position récentes du MR ne permettent plus au courant de centre droit et de droite classique d’être représenté en Belgique francophone. Voilà tout le sens de ma démarche."

Pouvez-vous préciser cette démarche, justement ?

Je présente des listes sous le nom et le logo "Listes Destexhe", à Bruxelles, en Wallonie et pour les élections européennes. C’est l’objectif. Pourquoi ce nom ? Car nous sommes à un mois du dépôt des listes et le délai est extrêmement court. On n’a pas le temps de se faire connaître d’ici là. Ce nouveau parti n’a pas vocation à conserver le nom de Destexhe après le 26 mai. Absolument pas. Je ne serai peut-être pas le président de cette nouvelle formation, d’ailleurs. Ce parti sera très démocratique. (...)