Politique belge Le président de l'Open-Vld Alexander De Croo est convaincu que l'accord sur le budget et les réformes socio-économiques "réussira brillamment le test européen". Il estime également qu'"il convaincra aussi les marchés financiers", a-t-il déclaré à la sortie des négociations. Il faudra cependant attendre de voir comment les taux se comportent.

L'Open-Vld voulait un budget basé sur la réduction des dépenses. Il est sorti de la réunion satisfait. "Pour nous, l'effort qui était sur la table il y a une semaine n'était pas assez axé sur l'assainissement. On voulait un budget basé sur la réduction des dépenses et qu'on puisse faire des réformes. Ce budget montre qu'on est capable de prendre les mesures nécessaires et mettre ainsi le pays sur de bons rails."

Les libéraux flamands ne voulaient pas d'une augmentation des taxes. "2,3 milliards de fiscalité seront enlevés. Nous n'étions pas d'accord de mettre plus de taxes sur les gens. Il était important de se focaliser sur les dépenses et et les réformes structurelles", a ajouté le président de l'Open VLD.

Alexander de Croo ne préfère pas se prononcer sur un timing pour la formation d'un gouvernement mais pour lui les choses ne devraient plus trainer. "On verra pour le gouvernement. Tout le monde est content avec ce budget. Nous sommes dans le dernière ligne droite. Aujourd'hui, on donne à notre pays et aux marchés internationaux un signal fort."

Bruno Tobback : "un impôt sur la fortune"

Tout le monde a fait les efforts nécessaires, a indiqué le président du sp.a Bruno Tobback. Celui-ci se dit content notamment de la mise en oeuvre d'un impôt sur la fortune. Mais "tout le monde devra faire des économies ces prochaines années", a-t-il reconnu. "La question était de savoir si l'effort était réparti équitablement", selon le socialiste.

Wouter Beke : "un budget crédible"

Le président du CD&V, Wouter Beke, a parlé de "budget crédible" et a souligné que les nouvelles recettes "sont maintenues au minimum" dans l'accord. Il a encore rappelé les efforts fournis. "On n'avait encore jamais dû trouver 11,3 milliards d'euros" avec des partis dont les points de vue sont si différents, a-t-il conclu.