Politique belge

Bart De Wever a dévoilé à nos confrères de la Dernière Heure les détails du projet pilote qui démarrera dès le printemps prochain à Anvers et qui consistera à recruter et sélectionner les futures recrues au sein même de la ville. Une petite révolution dans le système d’entrée à la police qui, si elle porte ses fruits, pourrait, dans deux ans, s’étendre à tout le pays. Mais le président de la N-VA l’assure, il ne s’agit nullement d’un retour à la police communale. Interview :

Vous allez engager vos propres policiers. Vous en manquez, vous qui êtes le premier corps de police du pays ?

"Oui ! Au printemps 2016, on va démarrer avec un projet pilote de deux ans. C’est quelque chose qu’on a toujours voulu. J’en ai parlé avec Madame Milquet dans le temps mais c’était plutôt inutile. Mais maintenant, avec Monsieur Jambon aux Affaire intérieures, on a, disons, une meilleure écoute pour nos problèmes. C’est la police locale qui m’indique qu’avec le système de la sélection fédérale, il y a beaucoup de problèmes. La procédure dure beaucoup trop longtemps. Donc, on perd énormément de candidats entre l’étape du recrutement et celle de la sélection. Beaucoup trouvent un autre boulot. De plus, cette sélection fédérale ne correspond pas assez avec les besoins locaux. Ce sont de gros soucis qui font qu’on risque de se retrouver avec un manque de policiers."

Le but du projet est de réduire le processus de sélection des futurs policiers ?

"Dans ce projet pilote, ce sera la police locale qui va recruter les gens et qui va sélectionner les gens. Cela va demander l’accord fédéral. Donc, il n’y a pas de concession sur la qualité. Quelqu’un qui sera sélectionné sera avalisé aussi par le niveau fédéral de telle façon qu’un policier qui est sélectionné par la police locale pourra travailler n’importe où, comme avec la sélection fédérale. Là, il n’y a rien qui change. Mais cela va nous permettre de travailler plus rapidement, de recruter nous-mêmes, de vraiment lancer des campagnes et de sélectionner les gens plus vite et de les former nous-mêmes. Il y a 20 % de nos policiers qui vont prendre leur pension dans les années qui viennent. On parle d’une véritable grande vague de départs. Il s’agit de 500 personnes ! Avec la sélection fédérale, telle qu’elle fonctionne actuellement, c’est une certitude qu’on ne va pas arriver à les remplacer."

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