Politique belge

Le député-bourgmestre de Schaerbeek a annoncé vendredi matin qu'il acceptait de tirer la liste DéFI en vue des prochaines élections régionales à Bruxelles.

L'actuel ministre régional et chef de file bruxellois de DéFI à la Région, Didier Gosuin, avait annoncé au début du mois de janvier qu'il ne se présenterait plus à ces élections. Comme d'autres au sein de son parti, celui-ci avait lancé un appel au député-bourgmestre de Schaerbeek pour qu'il accepte de tirer liste de DéFI au prochain scrutin en Région-capitale.

M. Clerfayt a précisé vendredi qu'il respecterait le choix de l'électeur et les règles de son parti sur le cumul.

"A quelque fonction que ce soit par la suite, je ne quitterai pas Schaerbeek", a-t-il dit devant la presse, laissant entendre que sa formation et lui-même ambitionnaient d'arriver à la tête du gouvernement bruxellois.

"Si mon parti obtient la puissance politique nécessaire pour le faire, j'assumerai la fonction de ministre-président. L'offre que je fais est très claire", a-t-il ajouté.

M. Clerfayt n'a toutefois pas dit ce qu'il ferait dans l'hypothèse contraire. "Je vous dirai ce que je ferai en juin", a-t-il ajouté, interrogé sur ce point. Pour Bernard Clerfayt, "ce sont les électeurs qui décideront".

Le député-bourgmestre de Schaerbeek estime avoir "la légitimité, l'expérience et l'envie" pour aider son parti "à continuer à faire bouger cette ville, où, après 30 ans, il y a encore énormément de choses à faire".

"J'ai envie que l'on réaffirme Bruxelles et la place des Bruxellois, de faire en sorte que la ville-Région ne soit pas bloquée et qu'elle soit le premier choix de ceux qui y vivent".

Selon Bernard Clerfayt, la composition de la liste et le programme de DéFI seront fixés ultérieurement.

La future tête de liste estime que DéFi est à Bruxelles la seule formation qui peut se placer au-dessus des clivages qui divisent la Région avec un projet qui réunit tous les Bruxellois. La formation amarante parlera environnement, pouvoir d'achat, emploi et inclusion sociale, les trois piliers du développement durable, a enfin précisé M. Clerfayt.