Politique belge

Découvrez les mesures déjà connues qui figureront dans l'accord gouvernemental en cliquant ici.

Les membres de la "Suédoise" ont bouclé un accord de gouvernement après un marathon de négociations de plus de 28 heures. Et pour diriger le futur gouvernement, la coalition, composée du MR, du CD&V, de l'OPEN VLD et de la N-VA, a choisi Charles Michel (MR). "L'ensemble des partenaires ont proposé que j'exerce la responsabilité de Premier ministre", a confirmé le principal intéressé sur RTL TVI. "Je prendrai mes responsabilités dans les prochains jours, l'équipe ministérielle complète aura l'occasion de prêter serment devant le Roi dans les prochains jours".

Quelques minutes plus tard, c'est à nos confrères de la RTBF que le futur Premier ministre annonçait que le casting ministériel pourrait être finalisé "dans quelques jours" et que la nouvelle équipe gouvernementale serait prête à défendre son programme mardi prochain à l'occasion de la rentrée parlementaire.

Le co-formateur Kris Peeters (CD&V) a également salué la teneur de cet accord. La dernière lecture interviendra demain mercredi afin de "vérifier si tout est conforme", a-t-il confirmé. "Il y a de nombreux accords sur de nombreux domaines", a-t-il ajouté, refusant d'indiquer s'il ferait partie du casting ministériel au titre de Vice-premier.


Un saut d'index "socialement corrigé"

Un autre accord, sur le budget celui-là, a aussi été conclu. Il augure d'"importantes réformes économiques et sociales" et sera détaillé de manière chiffrée dans quelques jours. Objectif, selon le nouveau Premier: "Créer des emplois supplémentaires, [offrir une] meilleure protection sociale pour nos retraites, pour faire en sorte qu'aucun citoyen ne soit au bord du chemin."

"Le budget de la Belgique sera à l'équilibre en 2018" poursuit le formateur Charles Michel, précisant que la Belgique sera "prête pour l'Europe." Un équilibre budgétaire qui sera atteint grâce à "un mode de vie de l'État plus libéré" mais également à ce fameux saut d'index que beaucoup redoutent. "Un saut d'index, mais socialement corrigé" a tenu à préciser Charles Michel. Et de s'expliquer: "Nous épargnons les personnes qui ont des bas revenus, et nous augmenterons également les mesures de protection sociale."

Tout au long de ses interventions, le président du MR a insisté sur le fait que les réformes socio-économiques menées par le futur gouvernement se feraient en étroite concertation avec les partenaires sociaux, comme le veut la tradition nationale: "La concertation sociale permettra que la mise en oeuvre de ces différentes réformes se fasse dans le dialogue."


L'institutionnel laissé au frigo

Le retour des réformes institutionnelles à la table des négociations avait été annoncé dans la presse ces derniers jours, avec les doléances de la N-VA quant au fameux article 195 de la Constitution. Les partenaires de la future majorité ont visiblement décidé de ne pas y toucher, à en croire nos confrères de la VRT.