Politique belge

Charles Michel, Premier ministre et président du MR, veut mettre la qualité de vie au travail au cœur d’une prochaine majorité gouvernementale. Il veut alerter les classes moyennes : selon lui, voter PS ou Écolo, c’est voter pour plus de taxes.

Charles Michel nous reçoit à Wavre, à son domicile. Décontracté, le ton de sa voix est très calme, pacifique même. Le Premier ministre et président du MR veut afficher de la sérénité alors que les élections du 26 mai s’annoncent délicates pour sa formation. Il s’est déclaré publiquement candidat à sa succession au 16, rue de la Loi, idéalement dans le cadre d’une coalition de centre droit. En attendant de connaître ce que la suite de sa carrière personnelle pourra être, Charles Michel nous livre le cœur de ce que le MR veut pour une prochaine législature.

Les lignes de fracture dans cette campagne se situent en particulier sur les thèmes socio-économiques. Comment réconcilier tous ces points de vue ? Car il faudra bien, à un moment donné, constituer des gouvernements…

Il faut d’abord que les électeurs émettent leur choix et envoient un message. Mais, effectivement, depuis ces derniers jours, nous entrons enfin dans les débats de fond. Qui souhaite quoi en termes de réforme fiscale ? Le choix est clair : le MR préconise d’amplifier les baisses d’impôts sur le travail. Malgré les effets du tax shift, on voit que la Belgique figure encore parmi les pays de l’OCDE qui taxent trop le travail.(...)