Politique belge

"Je vois deux scénarios: ou bien un gouvernement avec la N-VA à tous les niveaux, ce que je souhaite et pour lequel je sais avec qui je dois parler. Ou bien le scénario dont je crois que le PS veut: la tripartite classique", a-t-il affirmé lors de l'émission Terzake de la VRT-télévision.

M. De Wever a ajouté souhaiter un gouvernement "qui soit idéologiquement conforme".

Plus tôt dans la journée, son parti avait annoncé que M. De Wever rencontrerait à partir de mardi matin ses homologues des partis flamands afin d'avoir "une première discussion" en vue de préparer la formation d'un nouveau gouvernement flamand.

Tous les partis flamands estiment en effet que c'est à la N-VA de prendre l'initiative.

Le CD&V a déjà refusé des négociations parallèles entre le fédéral et la région

Le CD&V estime que c'est aux nationalistes de la N-VA de prendre l'initiative pour la formation des gouvernements fédéral et flamand, ont indiqué lundi le président du parti et le chef de file des sociaux-chrétiens flamands, Wouter Beke et Kris Peeters, à l'issue d'une réunion du bureau du CD&V.

Le parti s'oppose toutefois à une approche liée de ces deux négociations, qui ferait que la constitution d'un gouvernement fédéral devrait attendre la mise sur pied d'un exécutif au niveau flamand.

Le CD&V a aussi maintenu son point de vue de refuser "toute nouvelle aventure institutionnelle" et de privilégier la mise en oeuvre de la 6ème reforme de l'Etat.

Le bureau du parti a donné mandat à MM. Beke et Peeters pour diriger d'éventuelles négociations au nom du CD&V.

Selon M. Beke, c'est à la N-VA, en tant que premier parti tant que parlement flamand qu'à la Chambre à "avoir le premier mot".

"C'est sera mon conseil au roi, que le groupe le plus important ait le premier mot", a poursuivi le président du CD&V.

La principale préoccupation du parti, c'est désormais la formation de gouvernements fédéral et flamand "qui en bonne intelligence auront tous deux comme priorité d'investir dans la croissance économique nécessaire à la création d'emplois et au progrès social".

M. Peeters a quant a lui indiqué que des chrétiens-démocrates avaient déjà reçu une invitation "pour demain" (mardi). "Je pars du principe qu'il n'y aura pas de blocage", a plaisanté le ministre-président sortant.