Politique belge

Des élections anticipées ne sont pas la solution à l'actuel imbroglio gouvernemental provoqué par le départ de ses membres N-VA, ont estimé en substance les vice-Premiers Didier Reynders (MR), Alexander De Croo (Open Vld) et Kris Peeters (CD&V) samedi matin, à leur arrivée au Lambermont où ils doivent se réunir en comité ministériel restreint avec les partenaires sociaux du Groupe des Dix. 

Ils ont espéré que la N-VA adoptera une attitude constructive, notamment sur le dossier du budget, et continuera de porter ce qui a été préparé ensemble ces derniers mois et années. Kris Peeters a appelé à garder la tête froide. "Des élections anticipées ne sont pas la solution, si l'on veut faire quelque chose pour le pouvoir d'achat ou la lutte contre la pauvreté", estime-t-il.

Quant à l'éventualité, encore évoquée du côté de la N-VA, d'un ultime refus in extremis de signer officiellement le Pacte onusien sur les migrations, celui qui a mis le feu aux poudres, "je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de faire du sujet de la migration la priorité", indique le ministre de l'Emploi, de l'Economie et des Consommateurs, qui préfère souligner les importants dossiers en cours d'aboutissement, notamment le jobsdeal, bouclé "à 95%", la dégressivité des allocations de chômage étant prête.

Pour Didier Reynders, des élections anticipées seraient synonymes d'instabilité. Cela empêcherait de tenter de faire quelque chose pour augmenter le pouvoir d'achat, entre autres. Le vice-Premier MR plaide pour un fonctionnement dossier par dossier, à la recherche d'une majorité possible. C'est dans cet objectif que Charles Michel est en contact avec tous les partis d'opposition, note Reynders.