Politique belge

La conférence de presse du gouvernement baptisé « Michel II » à peine terminée, Didier Reynders (MR), ministre des affaires étrangères et frais émoulu ministre de la défense, téléphonait déjà au chef d’État-Major avant de nous esquisser les conséquences du départ des nationalistes flamands du gouvernement...

Comment vont s'organiser les relations futures avec les partis d'opposition à la Chambre ?

Il n'y a pas de nouveau gouvernement qui s'installe. C'est un remaniement. La composition est passée à l'orange bleue depuis le départ de la N-VA, ou bleu orange si on préfère, mais dans ce contexte-là, ce qui a été programmé, c'est surtout d'organiser dans les prochains jours un contact avec les groupes parlementaires des formations représentées au Parlement – on verra sous quelle forme – pour voir comment on travaille. Concrètement, si on regarde la feuille de route, la première étape que le Premier ministre va franchir dès ce dimanche soir, c'est d'aller soutenir un Pacte onusien sur les migrations. Là, deux tiers du Parlement nous ont soutenu. Ce n'est pas rien. Maintenant, il faut voir si dossier par dossier, des accords sont possibles. Est-ce que sur le budget, la N-VA, comme elle l'a annoncé, appuiera ce qu'elle a fait elle-même au Parlement ? Il ne reste en effet que l'étape d'un vote en plénière pour avaliser le travail réalisé sur le budget.