Politique belge

Le Bureau fédéral du plan et les treize partis politiques (sept francophones et six flamands) représentés à la Chambre se communiqueront mutuellement lundi le nom et les coordonnées de leurs personnes de contact, à charge pour les partis de transmettre de façon cryptée, d'ici au 31 janvier, de trois à cinq priorités électorales chiffrées, qui feront l'objet d'une analyse d'impact et budgétaire. 

Une procédure de concertation en plusieurs étapes est prévue jusqu'au 26 avril, un mois avant les élections, lorsque le Bureau du plan publiera les résultats du chiffrage sur le site internet www.DC2019.be (DC pour doorrekening/chiffrage).

Les informations communiquées par les partis se rapportant au chiffrage resteront confidentielles.

La comparaison des priorités entre partis politiques ne sera pas chose aisée, alors que pour ne pas mettre le Bureau du plan en difficulté (il doit continuer à remplir ses missions premières or ses moyens et le calendrier sont limités), il a été décidé que les partis choisiraient un nombre restreint de priorités (mais pas de mesures).

Dès lors, dans une note publiée vendredi à la suite d'une concertation avec les partis politiques, le Bureau du plan pointe les mérites de l'opération, tout en soulignant ses limites.

Le chiffrage permettra de tenter un exercice de clarification, pour l'électeur, des choix politiques posés par les partis politiques, indique-t-il. Mais l'exercice risque d'aboutir à une "simplification de la réalité" eu égard aux limites du Bureau du plan et de ses modèles, et à la structure de l'Etat qui font s'enchevêtrer les compétences.

Ainsi, le Bureau du plan prévient d'ores et déjà que l'impact de mesures ayant trait à la politique internationale, l'enseignement et le tourisme, la sécurité et l'immigration ou aux questions éthiques "ne peut être (aisément) chiffré".

Le chiffrage constituera une première. Il se fonde sur une loi de 2014, corrigée en 2018. L'ambition du législateur est de "démasquer les propositions démagogiques car totalement irréalisables sur le plan financier", cela avec l'objectif affiché de combler le fossé qui s'est creusé entre le citoyen et la politique.

Cette législation fera l'objet d'une évaluation.