Politique belge

Voici les non-négociations les plus riches du monde… Officiellement, les libéraux et les humanistes ne sont pas rentrés dans le vif du sujet et, pourtant, les idées fusent. Mardi, le président du MR, Olivier Chastel, a rencontré de nouveau Benoît Lutgen, le président du CDH. Durant quatre heures, le chef des bleus a présenté sa vision en matière de bonne gouvernance et les mesures socio-économiques qu’il voudrait voir adoptées.

Moins de ministres en Fédération

Dans le volet "bonne gouvernance", le MR a notamment mis sur la table la réduction du nombre de ministres dans les entités fédérées. Le CDH n’y est pas opposé même si, à ce stade, rien n’a été tranché. Pour rappel, en 2014, le PS, mis dans l’opposition au fédéral, s’était replié vers les gouvernements fédérés. Il fallait faire de la place : des postes de ministres avaient été créés, des "doubles casquettes" ministérielles avaient été supprimées. A commencer par la ministre-présidence commune entre la Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB).

Au total, si on cumule le nombre de ministres francophones dans les entités fédérées, on est actuellement à dix-neuf. Le MR a fait ses comptes et propose de passer à treize. Donc six maroquins en moins. Comment ? En réintroduisant des doubles casquettes : les portefeuilles du gouvernement de la Fédération seront occupés par des ministres de la Région wallonne et de la Région bruxelloise. Par ailleurs, toujours en ce qui concerne le gouvernement de la FWB, le MR souhaite fusionner certaines compétences jugées trop faiblardes pour justifier un portefeuille à part entière (le Budget, l’Aide à la jeunesse, etc.).

Pour la constitution de nouvelles majorités, il ressort de la rencontre Lutgen-Chastel qu’il ne devrait pas y avoir de solution séparée pour la Wallonie. Le président du MR privilégie une solution pour les trois gouvernements concernés et semble préférer qu’une troisième formation entre dans la danse en Wallonie (Ecolo). A Bruxelles, le duo CDH-MR espère toujours convaincre Olivier Maingain, président de Défi, de larguer le PS.